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www.histoireetpatrimoinedesaintetienne.com |
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mise
à jour : 29.01.2008 / BR
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Expo
dossier :
Les "couteliers"stéphanois des XVIIe et XVIIIe siècles ... et l'export vers le Nouveau Monde |
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Nous vous proposons aujourd'hui les derniers épisodes d'une recherche historique et archéologique qui, nous n'en doutons pas, aura très certainement des suites ... Après "l'affaire des faiseurs de fiches" voici donc l'histoire des couteliers stéphanois ... "L'affaire" débute il y a quelques années par une demande faite auprès d'un de nos administrateur Michel BOURLIER. Des recherches sont effectuées à la demande d'archéologues canadiens, qui retrouvent un nombre non négligeable de lames de couteaux estampillés ... de noms stéphanois. Les recherches dans les actes stéphanois permettent alors de dater les couteaux et apportent ainsi une aide pour la datation des sites archéologiques. Encore une fois, nous retrouvons nos artisans stéphanois ...
L'ensemble
de la recherche a été publié in : n. 228 du Bulletin
du Vieux Saint-Etienne, décembre 2007 pp.6-41 |
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Les recherches canadiennes et nord-américaines ... Site web : www.lanouvelle-france.com.(site "Objets de traite en Nouveau-France". Ce site fournit des informations sur les objets de traite échangés par les Français avec les indiens de l'Amérique du Nord pendant les 17èmes et 18èmes siècles. Pour l'instant, ce site porte exclusivement sur les haches, les couteaux, les batte-feu, et les fusils de traite du régime français. Bibliographie Archives nationales du Canada. Estât des munitions et des marchandises qu'il est nécessaire d'envoyer du port de Rochefort à Québec pour les magasins du Roy de la dite Ville en l'année mil sept cent vingt un. 6 novembre 1720. AC, Série C11A, vol. 42, f. 81-83. idem. Estât des munitions et marchandises qu'il est nécessaire d'envoyer du port de Rochefort en 1736 pour garnir les magasins du roi à Québec. 19 octobre 1736. AC, Série C11A, vol. 64, f. 74-76. idem. Inventaire général des munitions et marchandises qui restent ce jourd'huy dans les Magasins du Roy à Québec, tant celles qui sont destinées pour la deffense et la seureté de la place et du pays que celles qui font partie des fonds de l'état du Roy. 30 septembre 1737. AC, Série C11A, vol. 68, f. 118-132. idem. Inventaire Général des Munitions, Marchandises et Vivres qui restent ce jourd'huy premier septembre de la présente année mil sept cent cinquante deux, dans les magasins du Roy à Québec, tant celles qui sont destinées pour la seureté de la place et deffense du pays, que celles qui font partie des fonds de l'état du Roy, ainsy qu'ils sont. 1er septembre 1752. AC, Série C11A, vol. 98, f. 236-247. Auhert de Gaspé, Philippe. Les Anciens Canadiens. Montréal : Fides, 1970, 359 p. Blondel, Nicole et Catherine Arminjon. Principe d'analyse scientifique : objets civils domestiques, vocabulaire. Paris : Imprimerie nationale, 1984, 632 p. Inventaire général des monuments et des richesses artistiques de la France, Ministère de la Culture. Cartier, Jacques. Relations. Montréal : Les Presses de l'Université de Montréal, 1986, 498 p. Édition critique par Michel Bideaux. Delort, Robert. L'histoire de la fourrure de l'Antiquité à nos jours. Lausanne : Édita, 1986, 237 p. Diderot et D'Alembert. Encyclopédie ou dictionnaire raisonné des arts et métiers, 1767. New York: Readex Microprint, " édition compacte ", 1969, 4 vol. Fitzgerald, W. R. " A Late Sixteenth-Century European Trade Assemblage from North-Eastern North America ". Duncan R. Hook et David R. M. Gaimster (éds), Trade and Discovery: The Scientific Study of Artefacts from Post-Médiéval Europe and Beyond. Londres : Department of Scientific Research, British Muséum Occasional Paper 109, 1995, p. 29-41. Fougeroux de Bondaroy. " L'art du coutelier en ouvrages communs ". Description des arts et métiers, vol. XVIII, 1772. Genève : Slatkins Reprints, 1984, 58 p., 7 pi. Garrad, C. " Iron Trade Knives on Historic Petun Sites ". Ontario Archaeology. Toronto: The Ontario Archae-ological Society, n° 13, 1969, p. 3-15. Kalm, Pehr. Voyage de PehrKalm au Canada en 1749. Montréal : Pierre Tisseyre, 1977, 674 p. Traduction annotée du journal de route par Jacques Rousseau et Guy Béthune, avec le concours de Pierre Morisset. Landrin, M. H. Manuel du coutelier, ou traité théorique et pratique de l'art de faire tous les ouvrages de coutellerie. Paris : Manuels Roret, 1835 ; Paris : Léonce Laget, 1978. Lecoq, Raymond. Les objets de la vie domestique. Paris : Berger-Levrault, 1979, 314 p. Liabeuf, Brigitte. Lettre de Brigitte Liabeuf à Marcel Moussette sur l'identification de marques de couteaux pliants du site du Palais de l'intendant, 28 septembre 1993, 2 p. Moussette, Marcel. Grosse île aux Oies : intervention archéologique de 1992. Québec : CELAT, Université Laval, 1993, 21 p., 18 fig. Manuscrit. idem. Le site du Palais de l'intendant à Québec : genèse et structuration d'un lieu urbain. Sillery : Septentrion, 1994, 229 p. idem. " Un passé à creuser : pour une archéologie du monde rural du XVIIe siècle ". Interface. Montréal: ACFAS, vol. 16, n° 3 (1995), p. 18-29. idem. " The Site of thé Intendant's Palace in Québec City: The Changing Meaning of an Urban Space ". Historical Archaeology. Tucson: Society for Historical Archaeology, vol. 30, n° 2 (1996), p. 8-21. Petroski, Henry. The Evolution of Useful Things. New York: Alfred A. Knopf, 1992, 288 p. Quesnel, Annie. Le site du Palais de l'intendant à Québec : rapport préliminaire de la septième campagne de fouilles (1988). Québec : Université Laval, rapports et mémoires de recherche du CELAT, n° 20 (1991), 219p. Quimby, George Irving. Indian Culture and European Trade Goods. Madison : The University of Wisconsin Press, 1966. Séguin, Robert-Lionel. Les ustensiles en Nouvelle-France. Montréal : Leméac, 1972, 143 p. Stone, Lyle M. Fort Michilimackinac, 1715-1781: An Archaeological Perspective on the Revolutionary Frontier. Mackinac Island : Mackinac Island State Park Commission, 1974. Vermette, Luce, Nicole Genêt et Louise Décarie-Audet. Les objets familiers de nos ancêtres. |
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Trouvailles américaines et coutellerie stéphanoise : identifications
D'Antoinette BLAISE première femme épousée le 28/04/1676 à Notre Dame de St-Et. (C.M. DESVERNEYS Notaire en date du 7 du même mois) fille de + Noël et de Catherine ROYET, Jean BIZALION eut sept enfants - dont deux fils surnommés Antoine BIZAILLON . le premier fut baptisé le 28/08/1688 à St-Et.et le second le 6/12/1690
Le notaire TRABLAYNE de St-Etienne règle le 3/08/1728 une transaction entre les deux frères Antoine BIZALION l'aîné, curateur d'Antoine BIZALION le Jeune. Elle retient toute notre attention car elle reproduit en marge la marque d'Antoine BIZALION le Jeune en spécifiant que celui ci donne la faculté à Sieur André PERRIN, coutelier, son oncle maternel, de se servir de sa marque personnelle sur trois années consécutives moyennant une indemnité de 48 livres . Suit la description rigoureuse de la marque cédée : le patronyme d'Antoine BIZALION le jeune, reçu en la maîtrise de cette ville, il y a 14 mois environ, s'inscrit sur deux lignes : "A. BIZA "sur la première" et "LION. I"sur la seconde, le "I" signifie le jeune à la suite de la marque de quatre fleurs de Lys posées en losange. C'est la marque précise relevée par nos chercheurs américains, qui égarés dans les mesquineries des maîtres de l'art de la coutellerie locale cherchait un nommé LION armurier !1 . De sa seconde femme Catherine BLACHERE, épousée le 11/11/1706, fille de Romain et Marguerite PERRIN, le maître coutelier Jean BIZALION devait encore avoir cinq enfants dont Nicolas BIZALION/.BLACHERE sur lequel nous allons vite revenir - Bel exemple de l'endogamie très forte de ces familles de couteliers .. Nicolas BIZALION/BLACHERE maître coutelier à Saint-Etienne devait épouser à Notre Dame en cette ville 1732(folio 422) Jeanne CHOMAT fille de Jean-Claude CHOMAT et Jeanne DUBOIS C'est la petite fille du célèbre Eustache DUBOIS, le maître coutelier inventeur de l'EUSTACHE et de Philiberte FERRIOL. Il en eut un fils Eustache BIZALION maître coutelier mariée à son tour le 5/02/1770 à Louise ODDE fille du maître coutelier Claude ODDE et de Jeanne Marie REYNARD. Eustache BIZALION est déclaré "disparu depuis longtemps" (voyage ?) au moment de la célébration de l'union de sa fille. L'on comprend mieux pourquoi indifféremment le couteau pliant lancé par Eustache DUBOIS, se voit baptisé "EUSTACHE" en Amérique du Nord ou "BIZALION" au CANADA. Ont été maîtres gardes de l'art de la coutellerie locale plusieurs BIZALION dont Barthelemy en 17292
Cette famille BONGRAND donne dans l'activité coutelière locale avec Marcelin BONGRAND "forgeur de lames de couteaux époux à la fin du XVII e siècle d'une Catherine BANCET, d'où deux fils Jacques BONGRAND, maître coutelier à St-Etienne qui épouse Marguerite CUNY fille de Claude CUNY maître coutelier et de Jeanne BERGERON le 20/02/1735 à Notre Dame (folio 857). De cette union entre couteliers BONGRAND/CUNY Pierre BONGRAND, maître coutelier épouse à Notre Dame encore Claudine PERRIN fille d'un armurier le 15/02/1768.
CHAPPELON Just . Le patronyme des CHAPPELON est très répandu dans nos localités tout comme la coutellerie . L'inventaire du défunt grossiste Jean-Baptiste ALLEON en 1701 nous montre des fournitures de coutellerie CHAPELON, sans prénom, "avec 4 grosses de petits couteaux à manche de buis". Une Veuve CHAPPELON "coutelière du quartier de Polignais" y apparaît encore pour un dû de 30 livres . Une branche de couteliers de ce patronyme fréquent était aussi établie sur la paroisse du Chambon-Feugerolles. Just était un prénom très répandu ici. Les vocables des paroisses de Saint-Just sur Loire, comme de celle de Saint-Just en Velay témoignent de ce culte. Le prénom du coutelier identifié aux U.S.A. n'est pas Justin comme le pensent nos amis d'Amérique. Just CHAPELON Maître coutelier de Saint-Etienne décédé avant l675 avait eu de son union avec une Benoîte PERROTIN (vocable d'un lieu dit de la paroisse de la Fouillouse) au moins cinq fils tous couteliers, Etienne, Pierre, Antoine, Claude, et Just, et trois filles mariées comme suit : Pour les filles : -Marguerite CHAPELON épouse le 21/04/1675 (C.M. DANCES - A.D.L. 569/2) Pierre BONNAT armurier avec 500 livres de dot. -Marie CHAPPELON unie le 18/06/1670 à Claude PARET horloger de Saint-Etienne. -Antoinette CHAPPELON mariée (DANCES C.M. Saint-Etienne. 16/07/1678 - A.D.L.) au maître forgeur Antoine BOURG. Les fils CHAPPELON témoignent aux mariages de leurs soeurs. Pour les fils : -Etienne l'aîné épouse 30/09/1670 à Notre Dame de Saint-Etienne. (Folio 129) Marie Germaine TOULON . Devenu veuf il épouse, coutelier, le 11/09/1674 à la Grand'Eglise de Saint-Etienne Catherine FERRIOL fille de Claude FERRIOL Maître coutelier (C.M. DANCES Notaire à Saint-Etienne A.D.L.) . -Antoine CHAPELON épouse également maître coutelier à St-Et. LE 11/02/1681 Catherine ROULET fille de François. . -Les unions de Claude et de son frère Just CHAPELON dit "le jeune" par rapport à son père me sont moins précisément connues. Un maître coutelier nommé Claude CHAPPELON a épousé une Antoinette JURINE du CHAMBON dont encore une descendance masculine de couteliers avec Antoine, Honoré et encore un Just CHAPPELON.
-Paul DAVID maître coutelier uni à St-Et.( 1674 N.D folio 616) à Gabrielle MATHEVETet autre -Mathieu DAVID Maître coutelier, né vers 1649, uni à 23 ans à Notre Dame de Saint-Etienne. le 12/06/1672 (folio 369) à Jeanne CHALAYER fille de Blaise et Marcelline BOIRON. Les trois fils nés de cette union DAVID/CHALAYER, Pierre DAVID, Alexandre DAVID et Guy DAVID, maintiennent cette tradition coutelière quand ils s'établissent. Pierre épouse à 20 ans une autre Jeanne CHALAYER fille du cordonnier Pierre CHALEYER et d'Isabeau LOUISON le 21/02/1700. Témoins à cette union d'autres couteliers : Paul DAVID, et Claude CHALEYER. Alexandre DAVID unit son destin le 1er 11/1719 à Benoite ESCOFFIER fille du maître coutelier stéphanois Claude ESCOFFIER +. Guy DAVID/CHALAYER épouse le 25/02/1732 Toussainte CRAPONNE ....
Jean DORON, forgeur de lames d'épée, avait épousé à Rochetaillée le 25/11/1685 Jeanne POLICARD. Naissent de leur union cinq fils et une fille. Barthélemy DORON leur fils né en 1702 épouse à 48 ans, Maître et Marchand coutelier, Florie BIZALION 20 ans fille d'Antoine BIZALION de même profession et Jeanne-Marie BODET - voir rubrique supra BIZALION - Claude DORON , fabricant de lames d'épées fils de Joseph du lieu du "Patissier" paroisse de Rochetaillée et d'Agathe GIRODIER , épouse à 40 ans à Rochetaillée le 17/05/1740 Louise VILLARD 26 ans fille de + Barthelemy VILLARD aiguiseur de lames de couteaux et de Benoîte GAMPONNIER. Témoignent à cette union deux des frères de l'époux Jean Claude et Louis DORON.
Tout naturellement Antoine DUCHON né en 1677 épouse le 5/02/1709 (C.M. Pélissier Notaire du 19/01 DIANA) Madeleine VILLENET fille de Rémy VILLENET Maître coutelier et Marie DAGER. Dans les témoins présents à cette union : Jean DUCHON père, Claude DUCHON et autre Antoine DUCHON oncle du marié (marié quant à lui le 30/01/1706 à Jeanne DESMOLIERES fille de Benoît et de Marie DAGIER .
Les DURANTEL ou DURANTET sont originaires du lieu de la Pauzière au Chambon-Feugerolles . Ils figurent sous cette désignation peu précise en 1701 pour 2 grosses de couteaux à pain dans l'inventaire du grossiste Jean-Baptiste ALLEON +. Claude DURANTET, coutelier, fils de + Pierre et de Marguerite GRAND fille de + Pierre et Vitale BRUN. Sont témoins à cette union les couteliers locaux Antoine et Pierre BARAILLER . Sont nés de cette union à Saint-Etienne une fille unie à Mathieu TROLLIER et le coutelier Philippe DURANTEL qui épouse le l/10/1719 Marie JOURNEAU fille de Pierre armurier et d'Antoinette MONTAGNY. Signe à son mariage son "maître" (en apprentissage ?) Antoine BENOIT coutelier.
- Louis FELIX, coutelier, + âgé de 98 ans le 31/08/1710 inhumé dans l'église même de Notre-Dame. IL avait testé devant le notaire DIGNARON le 11/03/1703 (Diana - Montbrison). Il avait épousé le 10/08/1648 devant le notaire BESSONNET (même dépôt) Anne MEUSNIER fille de Claude. ) - Antoine FELIX, coutelier épouse à Saint-Etienne le 19/06/1650 Marguerite COUTURIER fille de Antoine meunier du Grand Moulin (elle apporte 700 livres dont 600 en meubles et ustensiles nécessaire à la tenue de son foyer). Ils eurent notamment deux fils : Antoine FELIX, le jeune, aussi coutelier à Saint-Etienne, âgé de 30 ans, fils d'Antoine FELIX et de Marguerite COUTURIER, épouse à la Grand'Eglise de St-Et. le 10/06/1697 Marceline THOY fille de Laurent et Anne HOSPITAL. Son frère Etienne FELIX a épousé le 12/02/1699, coutelier aussi, Agathe BONTEMPS fille de Jean BONTEMPS boucher et Alix BERAUD . Antoine FELIX l'aîné, le père, me paraît remarié le 11/02/1683, maître coutelier à Denise MICHEL veuve de Nicolas COUTIER.
Né vers 1667 Claude FERRIOL et coutelier à Saint-Etienne. Leur fils aîné, Jean FERRIOL de même profession épouse à 27 ans le 27/01/1697 Antoinette DURAND fille de + Vital et d'Antoinette JAVELLE. Veuf il épousera 22/01/1702 Benoîte JACQUEMONT. De la première union FERRIOL DURAND sont nés quatre maîtres couteliers de Saint-Etienne, de la seconde devaient naître encore au moins trois fils aussi maîtres couteliers ! De la première union Jean FERRIOL/DURAND
De la seconde union Jean FERRIOL/JACQUEMONT :
Encore un patronyme très fréquent en Forez. Le vocable des lieux dits la Girardière à St-Etienne et aux Girards illustre le phénomène. Une branche de cette famille s'illustrera dans l'armurerie stéphanoise, avec le titre de Directeur des Magasins du Roi en sa Manufacture (Pierre François GIRARD Seigneur de Roche-la-Molière). La branche coutelière est plus difficile à cerner. Nous voyons figurer au rôle des tailles de 1670 du Chambon-Feugerolles le coutelier Claude GIRARD pour 6 livres 14 sols et un Jacques GIRARD de même profession pour 9 livres 2 sols. Ce rôle des tailles du Chambon en 1670 nous montre quarante couteliers y exerçant une activité alors que la jurande de coutellerie s'est déplacée sur Saint-Etienne. Un Antoine GIRARD, coutelier à Saint-Etienne marié à une Marie BREAS, dont au moins deux fils, Jean baptisé à la Grand'Eglise le 9/05/1666+ (à 8 ans le 18/06/1674) et Claude GIRARD baptisé sur la même paroisse le 1/05/1668 avec pour parrain un coutelier Claude POMMEROL..... Un André GIRARD de la Sauvanière au Chambon eut vers 1680 de son épouse Louise DAVIER le maître coutelier Jean GIRARD marié à la Grand'Eglise de St-Et. Le 28/10/1704 à Marguerite DEVUN 17 ans fille d'Antoine et de Louise GARDE. Nous trouvons encore une branche GIRARD alliée à la famille coutelière des FELIX, avec Jean-Baptiste GIRARD époux de Jeanne FELIX . Cette union eut postérité par : - Jacques GIRARD baptisé le 13/05/1675 avec pour parrain et marraine Jacques GIRARD et Anne FELIX - Jean GIRARD 23/04/1670 + inhumé dans l'Eglise de St-Et. Le 13/08 de la même année. - Jean-Baptiste GIRARD en uni le 24/01/1696 Grand'Eglise à Françoise FAURE en présence de Jacques GIRARD et Jean CARTERON.
- L'alliance de JACOD avec les dynasties coutelières analysées (CHAPPELON comme FERRIOL) peut nous permettre de retenir Jean JACOD, coutelier + avant 1691. Jean JACOD a épousé vers 1656 de Jeanne CHAPELON, sœur du coutelier Just CHAPELON marié à Benoîte PERROTIN . Sa propre sœur Jeanne JACOD a épousé de plus le coutelier Louis FERRIOL . De cette union JACOD/CHAPELON placée sous le signe d'une endogamie qui ne simplifie pas les recherches sont issus plusieurs enfants qui tous restent par leurs activités ou leurs alliances :
Autre Jean JACOD maître coutelier à Saint-Etienne est le propre neveu et sans doute le filleul (le filleul porte toujours ici le prénom de son parrain) du Jean JACOD analysé. Avec son autorisation, puisque c'est son tuteur et qu'il est orphelin, ce Jean JACOD épouse à 21 ans le 10/10/1694 Claudine DUPIN3. Ils ont une postérité coutelière avec notamment un fils Pierre JACOD/DUPIN, maître coutelier uni à Jeanne CONDAMIN le 27/01/1717, en présence du marchand grossiste Claude PRAIRE. La coutellerie marque encore la descendance de ce dernier couple avec Françoise JACOD/DUPIN unie le 14/01/1753. (Contrat MERLATON du 23/12 précédent) au coutelier Jean DRAGON fils de Gabriel du même état. Autre Jean JACOD, maître coutelier à Saint-Etienne, fils de Jean-Toussaint JACOD de même profession et de Jeanne HIVERT épouse le 25/06/1697 Jeanne CARTERON fille de Jean et Anne FELIX ! Autre Jean JACOD coutelier de cette ville, mais c'est bien plus tard, dans la seconde moitié du XVIII e siècle eut de Magdeleine VINCENT sa femme le 8/1/1758 un fils Jean-Baptiste ...
Antoine JOLIVET, eut de son union avec Antoinette CHANGEON plusieurs enfants sur la paroisse de Notre-Dame à Saint-Etienne. (1675/1677). Il n'est pas qualifié dans ses actes de coutelier de profession, mais bien des couteliers locaux l'entourent lui et sa postérité : Jean GIRARD, parrain de son fils Jean le 10/03/1675. Antoine BUISSON parrain le 4/04/1677 de son fils Antoine; Louis JURINE enfin au mariage de sa fille Marie avec le forgeur Pierre MERLEY le 30/08/1699. Son fils André JOLIVET maître coutelier épouse enfin le 13/01/1697 (N.D. folio 4890) Claudine JOCELYN d'une dynastie coutelière alliée aux VALENCIER, aux DUCHON, aux CHAPELON . Cette union JOLIVET JOCELIN est porteuse d'une longue tribu coutelière avec : - Louis JOLIVET coutelier marié le 24/11/1718 (N.D. folio 1545) à Antoinette SAULNIER puis en l72I à Marie POLICARD (même paroisse folio 1884) . - et autre Pierre JOLIVET aussi coutelier uni en présence de son frère Pierre JOLIVET à Claudine COULARD -DESCOS le 13/05/1722 veuve de Pierre BARRAILLE. Issu de cette union JOLIVET COULARD Claude JOLIVET maître coutelier épousera le 23/01/1753 Agathe MONMAIN. Ce Claude Jolivet figure dans les maîtres gardes de l'art de la coutellerie locale en 17304 . -
De cette jeune union ODDE/REYNARD sont nés un fils Antoine ODE et une fille Louise ODE (écrit ODE - Cela s'est aussi écrit AUDE ce qui ne facilite pas les recherches) . Elle épouse à 24 ans (C.M. FERRANDIN notaire St-Etienne A.D.L.) Eustache BIZALION 32 ans coutelier fils de Nicolas "disparu depuis longtemps et de + Jeanne CHOMAT". (Voir BIZALION). PALLE Hugues le plus aîné. Le patronyme est très fréquent dans l'agglomération stéphanoise. Il entoure une tribu coutelière conséquente à Saint-Etienne même. - Maurice PALLE eut de son épouse vers 1650 Antoinette TOULON trois fils dont deux sont déclarés couteliers à leur mariage: Pierre PALLE épouse, son père +, Françoise LYOTIN fille de Benoît, Saint-Etienne Grand'Eglise 7/05/1684. Claude PALLE épouse par C.M. (BESSONNET - A.D.L.) Claudine CHALEYER fille de Denis. La profession du troisième n'est pas précisée à son union le 20/06/1685 avec Etiennette ESMOUNET fille de Jean5. Les prénoms identifiés ici avec certitude par nos amis américains nous ramènent cependant aux tribus coutelières de la vallée de l'Ondaine et du Chambon en particulier. Un acte notarié curieux du notaire Delaroa enregistre le 1/02/1741 les protestations communes d'un certain nombre d'habitants du Chambon contre la mauvaise répartition des impôts de la parcelle du Chambon . Hugues PALLE et autre Hugues PALLE. Nous y voyons nos chers couteliers rassemblés en une assemblée (tranchante pour le moins) : Claude PALLE, Mathieu PALLE son fils et Mathieu SAMUEL (patronyme ici étudié) etc... On voit encore deux actes notariés nous montrant l'importance de Hugues PALLE coutelier du Chambon, époux d'une Marguerite CELLE, le Notaire Achard enregistre la quittance passée par les époux François DUSSURGET coutelier et Jeanne ORIER sa femme, d'une somme de 36 livres restant à verser sur les droits légitimes de Jeanne ORIER fille de Benoît ORIER et Marie CHAZALET aux termes de leur contrat de mariage du 4/10/1684 (les arrangements de famille sont toujours laborieux ! ).. Le 17/03/1766, le notaire Delaroa enregistre à son tour le droit accordé à Hugues PALLE coutelier du Chambon pour bénéficier en son pré de COMBERY proche de Firminy (ville toute voisine) de l'eau du béal du seigneur du lieu .
Pierre PERRIN et Claudine MAZENOD mariés le 10/06/1681 à Notre Dame de Saint-Etienne. (folio 706) eurent plusieurs fils lancés dans la coutellerie locale dont : Claude PERRIN coutelier à St-Etienne marié vers 1700 à Agathe BONJOUR, et frère de Jean PERRIN qui suit . Est ce même Claude PERRIN marié N.D 1721 (folio 1910) à Louise BONOT.
Etienne TIVET épouse à Notre Dame de Saint-Etienne 1695 (folio 4611) Françoise RAVEL. postérité très nombreuse avec notamment : Jean-Baptiste TIVET coutelier à Saint-Etienne, uni dans cette ville le 5/09/1725 (N.D. folio 2454)à Paule CHAPELON fille de Claude et Antoinette JURINE, en présence du coutelier Just CHAPELON.
En 1700 le ménage de François et Louise DUBOUCHET (patronyme de couteliers) compte en 1700 postérité par deux fils : Antoine VIALLETON coutelier et François VIALLETON. François est déclaré "forgeur de lames" quand il épouse à St-Etienne 13/05/1714 (Grand'Eglise) Louise GIRARD veuve de Jean MICHALOT. François rapidement décède rapidement et sa veuve convole une troisième fois avec Antoine PALLE, journalier? Le 13/05/1704. Assistent comme témoins à cette troisième union Pierre CUNIT autre coutelier assisté d'Antoine VIALLETON aussi coutelier à St-Etienne les beaux frères de l'épouse Comme on le voit on retrouve dans les témoignages recueillis la constante présence de la coutellerie de la Vallée de l'Ondaine où elle s'était concrétisée avant de se transférer à Saint-Etienne.
1 Aimable communication de J. P. HENRY - A.G.L. (A.D.L. 5 E 1812) 2 Acte de passation des pouvoirs entre les maîtres-gardes jurés de 1729 (J. Bste DU BOUCHET, By BIZALION et Pierre THOMAS (absent) à ceux de l730 (Claude PEYRET-DUBOIS, Jean Anthoine REYNARD - Claude JOLIVET et Louis PERRIN) DIGNARON notaire - A.D.L.5 E 1813 - Aimable communication de J. P. HENRY .A.G.L. - 3 L'inventaire du défunt grossiste Jean-Baptiste ALLEON dressé le 5/05/1702 (PELLISSIER Notaire - La DIANA - MONTBRISON nous montre JACOB Jean, le jeune, Maître coutelier rue du Mont d'Or, pour des petits couteaux... c'est sans doute celui- ci ... 4 DIGNARON notaire - Acte de passation des pouvoirs entre les maîtres-gardes jurés de 1729 (J. Bste DU BOUCHET, By BIZALION et Pierre THOMAS (absent) à ceux de l730 (Claude PEYRET-DUBOIS, Jean Anthoine REYNARD - Claude JOLIVET et Louis PERRIN) - A.D.L.5 E 1813 - Aimable communication de J.P. HENRY A.G.L.- 5 Relevés et analyse A.G.L.et section généalogique de la M.J.C. de FIRMINY de Madeleine CHOVET, C .QUINSON, D. TROUSSIEU. Une autre branche PALLE PALLE s'est convertie à la confection des fiches (charnières de fenêtres) à Saint-Etienne . Il s'agit d'Eustache PALLE fils du coutelier Antoine PALLE et de Claudine PERRIN, uni le 30/08/1749 à Jeanne COIGNET.
Michel
BOURLIER
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